SE VACCINER CONTRE LES HPV
Les papillomavirus humains (HPV) comptent parmi les infections sexuellement transmissibles les plus fréquentes, touchant principalement les jeunes au début de leur vie sexuelle.
S’ils disparaissent souvent d’eux-mêmes, certains HPV peuvent provoquer des lésions précancéreuses. Chaque année, plus de 6 400 nouveaux cas de cancers liés aux HPV sont diagnostiqués en France, dont 2 900 cas de cancers du col de l’utérus mais aussi beaucoup d’autres cancers chez les filles comme les garçons. Le vaccin HPV prévient jusqu’à 90 % des papillomavirus à l’origine de ces cancers. Il est recommandé dès l’âge de 11 ans et est administré en 2 doses pour une protection optimale. Avec plus de 15 ans de recul et 300 millions de doses dans le monde (6 millions en France), le vaccin est reconnu comme sûr et efficace.
dus aux HPV diagnostiqués chaque année en France
provoqués par les HPV surviennent chez les hommes
seront infectées à un moment de leur vie
détectées par an
détectées par an (50/50 chez les femmes et les hommes)
Les HPV, c’est quoi ?
HPV est l’abréviation de Human papillomavirus (papillomavirus humains). Il s’agit d’une famille de virus communs qui se transmettent très facilement, par contact intime. Tout le monde peut être exposé à une infection HPV, quelle que soit sa sexualité.
Il existe plus de 200 types d’HPV, mais seuls les HPV dits « à haut risque » sont responsables de cancers : on en dénombre aujourd’hui une douzaine. La plupart du temps, l’infection est transitoire car l’organisme élimine spontanément le virus. Toutefois, dans près de 10% des cas, l’infection persiste. Elle peut alors entraîner, plusieurs années plus tard, des lésions au niveau du col de l’utérus, mais pas seulement. Ces lésions peuvent ensuite évoluer en cancer.
LES HPV, C’EST GRAVE ?
Les HPV peuvent devenir graves. Dans 90% des cas, le corps humain élimine lui-même le virus et aucune infection ne se développe.
Dans la majorité des cas, l’infection est éliminée spontanément par l’organisme et ne provoque aucune maladie. Mais dans environ 10% des cas, elle devient « persistante » et peut provoquer différents types de lésions précancéreuses et évoluer au fil du temps en cancers. Ces cancers touchent les zones intimes (vulve, vagin, col de l’utérus, anus et pénis) et la sphère ORL des femmes et des hommes.
Les HPV, C’EST FRÉQUENT ?
Oui, extrêmement fréquent.
Sur 5 personnes (hommes et femmes confondus), 4 seront infectées à un moment de leur vie. En général au début de la vie sexuelle.
La plupart du temps, les infections HPV disparaissent en un ou deux ans.
Dans 10% des cas, elles persistent et peuvent évoluer vers un cancer (col de l’utérus, vagin, vulve, anus, pénis, sphère ORL).
Les HPV sont les infections sexuellement transmissibles virales les plus fréquentes. On peut être infecté lors de rapports sexuels, mais pas seulement ; de simples contacts intimes suffisent.
Quels sont les symptômes des HPV ?
Le plus souvent, l’infection à HPV est asymptomatique et disparaît spontanément grâce à notre système immunitaire.
Les cancers du col de l’utérus, de l’anus, de la vulve, du vagin, du pénis causés par les HPV sont précédés de lésions précancéreuses, en général asymptomatiques. Les éventuels symptômes apparaissent tardivement, le plus souvent quand le cancer a atteint un stade avancé. Certains types de HPV (6 et 11) peuvent causer des condylomes, petites verrues au niveau des organes génitaux. Ces types de HPV ne sont pas causes de cancers mais entrainent des traitements longs et douloureux.
Le préservatif n’est pas un moyen de prévention efficace face aux HPV ?
Non.
Le préservatif ne protège que partiellement contre les infections HPV. Il y a des zones non couvertes et la transmission peut se faire par simple caresse.
Pour les autres infections sexuellement transmissibles, le préservatif reste important pour se protéger.
Pour se protéger des HPV, seule la vaccination est efficace !
Le vaccin est-il réellement efficace ?
Oui.
La vaccination contre les HPV prévient jusqu’à 90% des infections HPV à l’origine des cancers.
De vastes campagnes de vaccinations réalisées en Australie, en Écosse et en Suède notamment ont largement consolidé ces chiffres.
Ils montrent l’efficacité du vaccin. Ces pays envisagent même d’éradiquer le cancer du col de l’utérus !
Une campagne de vaccination ?
Le Président de la République a annoncé la mise en place d’une campagne de vaccination en milieu scolaire le 28 février 2023.
L’ARS Nouvelle-Aquitaine, en lien avec l’Éducation Nationale, organise cette intervention dès la rentrée 2023 dans tous les collèges publics et privés sous contrat dans les 12 départements de la région. 70 000 élèves sont concernés.
Rencontre avec des professionnels
Témoignage médecin - Campagne de vaccination HPV collège
Témoignage du Pr Odile Launay - Campagne de vaccination HPV collège
LA CAMPAGNE DE VACCINATION AU COLLÈGE
Depuis la rentrée scolaire, votre Agence Régionale de Santé, en lien avec la région académique Nouvelle-Aquitaine, se mobilise pour organiser des séances de vaccination gratuites au collège à destination des élèves de 5ᵉ et 4ᵉ : la vaccination contre les papillomavirus (HPV) et contre les méningocoques ACWY. Pour faciliter l’accès à ces vaccinations, des équipes de professionnels de santé se rendent directement au sein du collège de votre enfant afin de les proposer gratuitement.
👉 Il est peut-être encore temps de donner votre autorisation parentale.
Vous pouvez consulter ci-dessous le planning de passage des centres de vaccination dans les collèges et déposer votre autorisation jusqu’à une semaine avant la date de passage du centre dans l’établissement de votre enfant.
📝 Vous souhaitez protéger votre enfant ? Consultez le planning des passages pour vérifiez qu’il est encore temps et complétez le formulaire d’autorisation parentale sur la plateforme sécurisée